Violences de femmes à femmes

Violence feminine

La 1ere forme de violence que j'ai conscientisés est une violence de genre : la violence féminine (infligee par les femmes pour les femmes).

Ma mère, ainée de 2 soeurs dans un milieu agricole (et donc dur) est une femme froide, dure, inflexible et peu sure d'elle, ayant un besoin "gouffre" d'amour, un appétit insatiable grandissant avec le temps, jamais assouvis.

Le monde matériel (du labeur éreintant 7jours /7) ne lui a pas permis d'accéder à ses émotions ni a la notion de "prendre soin" pendant son enfance. Elle fut très certainement laissée a elle même.

C'est un chef, elle qui décide et dicte aux autres ce qu'ils doivent faire pour arriver a son idéal à elle.

L'autre etant un outil, un substitut, une chose pour arriver a ses fins/faims.

Tel a été le paysage, la toile de fond, les bases de mon éducation : sans aide émotionnel sur une base de labeur domestique dont le seul enjeux était de satisfaire ma mère (et donc dans la peur de ne pas y arriver).

La 2nde, était ma gd-mère paternelle. Mon père était l'aîné de 7 enfants.

Personne n'était assez bien pour lui d'après sa mère.

Ni femmes, ni enfants.

Cette dernière ayant critiqué, réprimé pdt les réunions de famille ma mère, nous sommes devenu l'extension de cette femme (ma mère) que ma grand-mère détestait. Double objetisation / double violence. Pas d'identité, assimilés a notre mère et comme un moyen d'y accéder, de l'atteindre.

Insultes, critiques et mauvais traitements furent les attentions qu'elle nous porta.

1/2 ration de nourriture; 1 jus de fruit à partager en 3 avec se l'eau (nous etions 3) alors que nos autres cousins et cousines en avaient un en entier.

Jusqu'à cette scene ultime ou, jaillissant chez nous un samedi aprem. Pdt que notre mere travaillait et que mon pere construisait sa maison (en cours de divorce), elle insulta notre mere de tous les maux/mots de la Terre nous laissant medusés/sous le choc.

Puis revenant a la charge, elle nous lanca avoir vu le corps de notre pere (son aîné) pendre a la fenetre de sa cuisine.

Nous avions 10 et 12ans.

De cet événement ne survécut que mon souvenir et un profond sentiment d'injustice : mes cousines (ayant la même gd mere) ne nous croyant pas; les adultes peut-être mais sans essayer de nous consoler/apaiser, nous laissant la, seuls avec notre douleur.

Un de mes frère ayant oublié et l'autre estimant que cet épisode avait été "normal".